lundi 27 mai 2013

Vous avez dit végéphobie !

En préambule, je vous invite à lire cette brochure sur la végéphobie fort bien réalisée au demeurant mis il me semble qu'une dimension n'a pas été abordée.
Les sphères familiales, professionnelles et amicales ont été passées en revue mais pas la sphère "militants de terrain".
Là, en principe, on côtoie des inconnus - les passants - les gens qui militent avec nous sont en principe d'accord avec nous et pourtant "la végéphobie" pour reprendre leur expression est encore présente. Et là, ce n'est pas un parent, un collègue de travail ou un copain qui nous "harcèlent" mais nous-mêmes ou bien l'association avec qui nous militons. 
Je m'explique : nous n'osons pas aborder les vrais questions (celles du faites que nous utilisons les animaux que nous avons réduit en esclaves) et préférons dévier sur d'autres considérations plus consensuelles par peur de choquer, de ne pas être compris. 
Nous sommes donc aussi les propres artisans de la végéphobie tant que le veganisme ne sera pas clairement exprimée.
 Prenons la Veggie Pride, par exemple, qui est d'abord et avant tout la fierté d'être végétarien, pas vegan non, végétarien certes pour les animaux. Comment être crédible, ne pas chercher à être victime de végéphobie quand on manque de cohérence et donc de sérieux. Comment peut-on être végétarien POUR les animaux en étant les complices de l'exploitation animale en consommant laitage, oeufs, cuir etc. 
Cela devrait être la Vegan Pride !! Attention, je sais bien que des végétariens sont sur le chemin du veganisme, que des étapes, des paliers sont parfois nécessaires mais je sais aussi que certains végés fréquentant la VP ne veulent pas devenir vegan, voir même certains qui mangent de la viande "heureuse". !
Attention, ce n'est pas une attaque contre les organisateurs qui ont fait un travail formidable que je serais bien incapable de mettre en place mais je pose une question, la Veggie Pride ne devrait-elle pas évoluer vers la Vegan Pride, que le veganisme soit mis en valeur, au premier plan , ce qui n'est pas le cas en ce moment ?
Cette "auto-végéphobie" alimente forcément la végéphobie. Comment être pris au sérieux quand le veganisme n'est absolument pas représenté dans l'espace public (ou si peu qu'il parait marginal)?