dimanche 5 mai 2013

Compte-rendu de la 16e édition des manifs mensuelles pour la libération humaine et animale


Samedi 4 mai à Limoges
Alors que nous installons nos panneaux, nous sommes interpellés par un chauffeur de taxi (il y a une station proche) qui nous dit qu’il est d’accord avec nous à 80% bien qu’il finisse son discours par un « la viande, c’est trop bon ! »
Il trouve que nous allons trop loin en ce qui concerne les courses de chevaux et les animaleries.
Pour les courses de chevaux, il part du principe que si cela n’existait plus, il n’y aurait plus  ces chevaux qui ne sont pas si malheureux que cela ! Il y a donc tout un travail de déconstruction à faire pour changer les mentalités. Une espèce animale ne servant plus des intérêts humains n’a donc plus aucune raison d’exister ! Nous tentons de lui expliquer que ce jugement n’a aucun fondement et que l’existence d’un cheval de course n’est pas si parfaite que cela : entraînement plus ou moins intensif, absence totale de liberté, il courre quand l’homme l’a décidé, il se repose quand l’homme l’a décidé etc. Et nous ne parlons pas des coups de cravaches ! Et quelles considérations peuvent bien avoir le milieu hippique pour ces animaux qui leur fait gagner tant d’argent ! L’empathie et encore moins la compassion ne doivent appartenir à leur vocabulaire !
Pour les animaleries, il ne comprend pas ce que nous pouvons leur reprocher. « Des gens achètent des animaux et après ils peuvent s’en occuper très bien avec beaucoup d’amour !  ». Bien sûr, nous n’en doutons pas mais le problème n’est pas là. C’est un objet que l’on vend et  dans ce cas, c’est un esclave ! Et pendant que ce commerce perdure, des animaux meurent dans des refuges surpeuplés !
Nous manquons de documents sur ces deux spécificités et nous allons y remédier.

Un infirmier, qui avait dû faire euthanasier son chien gravement malade et qui ne le vivait pas bien, s’est montré intéressé par ce que nous faisons. Il a pris nos coordonnées. Surpris que nous dénoncions les œufs, nous lui avons donné le tract suivant afin de l’éclairer.

Deux femmes regardent nos pancartes, l’une d’elle s’exclamant « libération animale, mais je ne vais pas libérer mon chat, il serait perdu le pauvre !’ » Nous lui expliquons ce que nous entendons par libération animale, c’est un concept philosophique et politique visant à mettre fin à toutes les formes d’exploitation animale.

Un jeune homme nous met en garde. Si nous ne mangeons pas de viande, nous allons mourir !! Et oui, certains préjugés ont la vie dure !!

Enfin, deux femmes bien d’accord avec nous aussi mais qui, une fois la conversation terminée, pénètrent dans une charcuterie à quelques mètres !