mardi 19 mars 2013

Rencontre avec le député de la Charente, Jérôme Lambert

Lire avant  : Offensive contre les cirques avec animaux


Mardi 19, j’ai donc rencontré le député Jérôme Lambert à la mairie de mon village :
rencontre cordiale même si nous avons eu un peu de mal au début à en venir à notre sujet : la question des cirques avec animaux.

Il m’a quand même indiqué recevoir chaque semaine trois ou quatre mails sur ce sujet depuis huit ou neuf mois. J’en profite donc pour remercier toutes les personnes ayant participé à notre campagne. Recevoir ainsi régulièrement des mails ne peut que l’interpeller favorablement. Par contre, il n’apprécie pas du tout les mails non signés...

Il a tenté, à plusieurs reprises, de détourner la conversation en évoquant la question des animaux d’élevage (mais plus dans un sens écologique qu’éthique même si la visite d’un abattoir l’avait empêché de manger de la viande pendant plusieurs jours ), des chiens de chasse enfermés dans des chenils hors-saison de chasse, de la domestication des éléphants dans des pays asiatiques.

De mon côté, j’ai mis l'accent sur le non-respect de l’article 521-1 du Code Pénal interdisant les mauvais traitements et les actes de cruauté. Quand une détention produit inévitablement des comportements stéréotypés chez un animal, il ne peut qu'y avoir mauvais traitement et non-respect de cet article de loi protégeant les animaux.
J'ai également interpellé Jérôme Lambert sur la question des enfants dans la mesure où il m’avait écrit être sensible au regard émerveillé de ceux-ci devant le spectacle des animaux mettant en avant l'aspect mensonger de cette image d' animaux éloignée de la réalité car ne les montrant pas dans leur milieu naturel. J’ai ajouté que certains enfants, déjà doués de compassion, pouvaient se sentir mal à l’aise devant des animaux en cages.

Notre entretien s’est enfin terminé par quelques conseils du député quant au fonctionnement de l’appareil d’État ceci dans le but d'offrir aux militants de la cause animale les meilleurs chances de voir porté  à l' ordre du jour un projet de loi dans ce sens dans un futur plus ou moins proche. Et le moins que l’on puisse dire c'est qu’il s’agit là d’un chemin semé d’embûche ! Selon lui, passer par un groupe d'étude (en l’occurrence celui de Geneviève Gaillard) est un moyen bien peu efficace pour que celui-ci puisse aboutir et contacter les groupes parlementaires -  ce que nous allons faire ! -  lui semble être le moyen le plus sûr.